VICO

La vie en confinement

ANR octobre 2020 - décembre 2022

Coordination

Le monde traverse une crise exceptionnelle : initiée par la pandémie de la covid-19, elle a causé déjà plus d’un million et demi de morts (dont plus de 50 000 en France) ; elle a mobilisé dans l’urgence les services de santé, de sécurité et de logistique ; et elle a entraîné dans la plupart des pays des confinements généraux de l’ensemble des populations (hormis durant le temps de travail dans ces secteurs dits « indispensables ») au printemps 2020, puis à nouveau à l’automne, qui sont à l’origine d’une crise économique et sociale de grande ampleur. Cette crise a et aura des répercussions sur la vie en société à court, moyen et long terme, dont il est indispensable de prendre toute la mesure.

Au-delà des nombreuses victimes de la pandémie, ce sont potentiellement tou.tes les citoyen.nes qui ont pu être affecté.es dans leur vie quotidienne, et risquent de l’être encore durablement, par les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire et des confinements successifs de la population. Tout le monde a été confiné (exceptés certaines professions particulières), mais sûrement pas de la même façon : le confinement a révélé non seulement des inégalités face à la maladie, aux liens sociaux, mais aussi face au logement et au travail. De la même façon, les privations de liberté (et en particulier des libertés de circulation et de réunion) pendant le confinement ne se sont pas imposées à tou.tes de la même façon. La crise a donc des effets différents selon le genre, l’âge et les ressources socio-économiques des individus et des ménages. A-t-elle seulement mis au jour les inégalités sociales qui existaient déjà en temps ordinaires ? Les a-t-elle aggravées ? En introduit de nouvelles ? S’agissant des relations sociales, lesquelles se sont renforcées ? affaiblies ? dégradées ? Comment la solitude ou bien au contraire la cohabitation en confinement sont-elles été vécues ?

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